Résidences autonomie : à qui s’adressent-elles ?

Votre proche vit seul et se sent isolé ? Vous aimeriez qu’il puisse continuer à vivre sa vie de manière indépendante tout en profitant d’un cadre sécurisé, convivial et confortable ?

🏠 Les résidences autonomie
1 : Qu’est-ce qu’une résidence autonomie ?
2 : Mon proche peut-il intégrer une résidence autonomie ?

3 : Comment se déroule l’admission ?
4 : Quels sont les coûts et les différents financements possibles ?

Qu’est-ce qu’une résidence autonomie ?

Une résidence autonomie (anciennement connue sous le nom de logement-foyer) est une structure d’hébergement non médicalisée à destination des personnes âgées autonomes, vivant seules ou en couple.

Elle se compose :

  • d’une cinquantaine de logements individuels et privatifs
    allant généralement du studio au T2 équipé d’un espace cuisine et de sanitaires indépendants
  • d’un ensemble d’espaces communs consacrés à la vie collective
    comme une salle de restaurant, une salle d’animation… 

Afin d’assurer le confort de tous ses habitants, la résidence autonomie inclut également des prestations minimales comme l’accès à un service de blanchisserie, l’accès à des services ménagers ou encore la possibilité de se connecter à Internet, d’installer un téléphone et une télévision dans son logement.

Résidence autonomie Le Plessis à Coulaines (72) – Crédit photo : www.coulaines.fr

Les avantages des résidences autonomies

En quelques mots, l’hébergement au sein d’une résidence autonomie peut représenter une alternative intéressante au maintien à domicile et à l’accueil en maison de retraite médicalisée (EHPAD) car il permet à une personne âgée de :

  • continuer à vivre en autonomie tout en bénéficiant d’un environnement sécurisant
  • profiter d’une présence rassurante et d’une assistance personnalisée de jour comme de nuit ;
  • emménager avec ses meubles, ses bibelots et ses effets personnels ; 
  • améliorer sa qualité de vie en préservant son équilibre social  ;
  • disposer d’un logement adapté à son état permettant de minimiser les risques d’accidents ou de chutes au prix d’un loyer modéré ;
  • bénéficier d’ateliers et d’animations conviviales visant à prévenir la perte d’autonomie.

Le « forfait autonomie » pour prévenir la perte d’autonomie des résidents

La loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, a permis d’accorder aux résidences autonomie un « forfait autonomie ». Il s’agit d’un versement effectué par les départements afin de financer des dépenses non-médicales visant à préserver l’autonomie des résidents comme :

  • le maintien et l’entretien de leurs facultés
    (physiques, cognitives, motrices, sensorielles et psychiques)
  • la prévention de leur santé
    (nutrition, diététique, sommeil, activités physiques,…)
  • le repérage de leurs éventuelles fragilités et l’organisation d’activités visant au maintien du lien social ; 
  • la diffusion d’informations en matière d’hygiène et de santé. 

Généralement dispensés par des professionnels de la santé (ergothérapeutes, psychomotriciens, diététiciens…) et des intervenants extérieurs, ces ateliers ne font pas l’objet d’une facturation supplémentaire mais sont bien compris dans la vie en résidence autonomie

Mon proche peut-il intégrer une résidence autonomie ?

Généralement construites à proximité des transports, des commerces et des services, les résidences autonomie s’adressent aux personnes âgées de plus de 60 ans qui sont relativement autonomes et qui ne souhaitent plus ou ne peuvent plus vivre chez elles pour des raisons diverses comme :

  • un sentiment d’isolement pesant au quotidien ; 
  • une baisse des revenus ; 
  • une inadaptation du logement ; 
  • un éloignement géographique des proches, des commerces et des services indispensables.

Les résidences autonomie peuvent alors accueillir les personnes âgées seules ou en couple dont le degré d’autonomie (GIR) est évalué entre 4 et 6.

Bien qu’elles disposent généralement d’un personnel médical, les résidences autonomie ne sont pas recommandées aux personnes âgées en perte d’autonomie importante ou qui nécessitent de recevoir des soins médicaux quotidiens. En effet, ce type d’établissement n’est pas médicalisé et n’assure donc aucun soin en interne.

Toutefois, les personnes accueillies au sein d’une résidence autonomie peuvent tout à fait bénéficier des mêmes services qu’à domicile (SAAD, SSIAD, SPASAD…).

Quelles sont les conditions d’admission ?

Votre proche peut intégrer une résidence autonomie à condition de remplir les deux critères suivants : 

  • avoir plus de 60 ans
    une dérogation peut tout de même être envisageable pour les personne en situation de handicap et âgées de moins de 60 ans, alors n’hésitez pas à vous adresser directement à la structure qui vous intéresse ;
  • avoir un certificat médical qui atteste d’un niveau de perte d’autonomie évalué en GIR 5 ou 6
    Cette évaluation réalisée par un médecin peut s’effectuer à domicile ou au sein d’un centre d’évaluation gérontologique ;

Si la structure qui vous intéresse a signé une convention avec un organisme médicalisé (EHPAD, SSIAD, SPASAD, centre de santé ou professionnel de la santé) votre proche devra seulement remplir ce critère :

  • avoir un certificat médical qui atteste d’un niveau semi-autonome évalué en GIR 4

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Comment se déroule l’admission au sein d’une résidence autonomie ?

L’entrée au sein d’une résidence autonomie s’établit par la signature d’un contrat de séjour détaillé qui précise entre autres :

  • une période d’essai ;
  • la durée du contrat ;
  • les modalités spécifiques et le détail des prestations adaptées à la situation de votre proche ;
  • le coût du séjour et des différents services ;
  • les conditions de résiliation du contrat. 

Si à la suite de son emménagement au sein de la résidence, votre proche s’aperçoit que les conditions ne lui conviennent pas, sachez qu’il est tout à fait possible d’effectuer une demande de rétractation dans les 15 jours suivant la signature du contrat (ou dans les 15 jours suivant l’admission si celle-ci se fait plus tardivement).

En cas de résiliation, le délai de préavis s’élève à 8 jours si la demande provient de votre proche et à 1 mois si elle émane de la structure d’accueil.

Sachez que le dossier d’admission peut être directement retiré auprès de la structure qui vous intéresse. Sinon, il est possible de le retirer auprès du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) si la résidence autonomie est gérée par la ville dans laquelle elle se trouve. 

Quels sont les coûts et les différents financements possibles ?

Comme les résidences autonomie ont une vocation sociale, le montant des loyers y est modéré et varie entre 400 € et 1000 € par mois selon la localisation géographique, le statut de la résidence et le type de logement loué. Ce prix inclut :

  • le loyer ;
  • les charges locatives (correspondant à l’entretien des espaces communs, à la taxe des ordures ménagères… ) ;
  • les frais associés aux prestations obligatoires
  • les frais associés aux prestations facultatives (comme le coût des repas, l’organisation de sorties à l’extérieur ou la visite d’un coiffeur tous les mois par exemple).

Selon votre zone géographique, vous pouvez consulter les principales caractéristiques ainsi que le loyer des structures qui vous intéressent dans l’annuaire des résidences autonomie. 

Quelles sont les aides auxquelles mon proche peut prétendre ?

Pour financer l’accueil de votre proche au sein d’une résidence autonomie, sachez qu’il est possible de bénéficier d’un certain nombre d’aides publiques pouvant être cumulées entre elles comme : 

  • Les aides au logementAide Personnalisée au Logement (APL) ou Allocation de Logement Social (ALS)
    Elles qui peuvent s’effectuer auprès de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ou de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) si votre proche y est affilié. Ces aides sont attribuées en fonction des ressources de la personne concernée.
  • L’APA Allocation Personnalisée d’Autonomie
    L’APA permet d’aider les personnes âgées à financer les dépenses nécessaires pour continuer à vivre en autonomie (que ce soit à domicile, en résidence autonomie ou en accueil familial). La récupération du dossier de demande d’APA peut s’effectuer auprès de différents acteurs comme le conseil départemental du lieu de résidence de votre proche, la mairie mais aussi les organismes de Sécurité sociale ou les mutuelles. Cette aide est attribuée selon le niveau de perte d’autonomie et les ressources
  • L’ASHAide Sociale à l’Hébergement
    L’ASH est disponible uniquement si la résidence autonomie qui vous intéresse y est habilitée. Vous pourrez retrouver cette information en consultant l’annuaire des résidences autonomie. L’attribution de cette aide dépend alors des revenus du demandeur.

Enfin, dans la mesure du possible, nous vous invitons à choisir une résidence autonomie qui se situe à proximité de l’ancien lieu de vie de votre proche afin qu’il puisse conserver ses habitudes et ses repères tout en continuant à recevoir la visite d’amis ou de membres de sa famille. 

D’ailleurs, il est fortement recommandé de visiter plusieurs résidences autonomie avec votre proche avant de faire un choix car les prestations proposées peuvent différer d’une structure à une autre. N’hésitez pas à y retourner à différents moments de la journée pour lui permettre  de s’imprégner de l’ambiance et ainsi avoir la certitude qu’il s’y sent bien.


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